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C’était il y a 25 ans … la sortie de la franchise Scream (1996)

Alors que le 5ème volet de Scream arrive en janvier, retour sur la saga qui révéla Ghostface, sortie il y a tout juste 25 ans et désormais disponible dans une édition blu ray royale.

C’est quoi Scream ? La ville de Woodsboro, d’ordinaire très tranquille, est secouée par les meurtres de deux étudiants. La police enquête, tandis que le tueur frappe à nouveau, s’inspirant des films d’horreur des années 1970 et 1980. Qui sera la prochaine victime ? Qui se cache derrière le masque de l’assassin ? L’enquête commence lorsque le tueur vise une certaine Sidney Prescott, dont la mère est morte un an auparavant dans d’étranges circonstances

Quand Scream débarque sur les écrans en 1996, c’est un vrai choc. D’abord car il permet le retour dans un genre qu’il connaît bien et maîtrise bien, de Wes Craven (Les Griffes de la nuit). Ensuite car le film permet de découvrir un jeune auteur appelé à de grandes choses en la personne de Kevin Williamson (Dawson, Vampire Diaries).
Scream ambitionne de réinventer et relancer un genre tout entier, celui du slasher, qui a connu des films mémorables comme Halloween, Vendredi 13 ou encore Les Griffes de la nuit, mais qui s’est depuis largement fourvoyé dans des films de série Z assez raté.

Scream est un film qui joue sur les codes du genre et les tord pour mieux surprendre. Les personnages, « méta » avant l’heure, ont conscience de vivre dans un film d’horreur et tentent donc d’éviter les pièges qui leur sont tendus par un tueur redoutable. A l’image de la séquence d’ouverture avec Drew Barrymore déjà culte et qui servira de balise pour tous les autres volets à venir.

Comme ses prédécesseurs, Scream est gore, le sait et s’en amuse aussi. Ce premier volet installe la mythologie de la famille Prescott dont l’héroïne maudite Sydney n’aura de cesse de tenter de s’affranchir de son statut de « scream queen », un terme popularisé par Jamie Lee Curtis dans Halloween. La tension monte crescendo et le film ne ménage aucun effet pour maintenir le public accroché à son fauteuil.

« Tout le monde est suspect »

Randy

Ce letmotiv de ce premier volet deviendra à la fois celui de la saga mais aussi son point faible. Mais dans Scream, la règle est maintenue jusqu’au bout et bien malin celui qui croit pouvoir deviner qui est le coupable, le scénario n’oublie jamais de malmener les hypothèses les plus solides. Un bon Scream a une résolution surprenante et aucun autre volet n’égalera la surprise de ce premier volet. Le final verse alors dans un bain de sang totalement délirant où le second degré n’est jamais loin.
Jusqu’à la dernière minute, le moindre code du slasher peut se révéler vrai … ou faux, démonté par les héros. Des héros qui vont devenir familiers du grand public.
Neve Campbell (Sydney) est aussi à la même époque la tête d’affiche de La vie à 5 tandis que Courtney Cox incarne depuis 2 ans Monica dans Friends.

A la différence de beaucoup d’autres slashers qui se contentent de faire revenir à chaque film le même tueur pour une histoire différente, Scream tisse un lien entre les épisodes grâce à son histoire. A chaque épisode, on en apprend un peu plus sur l’histoire originale dévoilée dans le premier opus.

Scream 2 (1997)

Deux ans après les événements tragiques qu’a connus Sidney Prescott (Neve Campbell) dans la petite ville californienne de Woodsboro, elle tente de se reconstruire à la Fac de Windsor où elle étudie le théâtre. Nouveaux amis, nouveau petit-ami et nouveau rôle dans une pièce à venir, tout semble parti pour que Sidney puisse s’épanouir. C’était sans compter sur l’arrivée d’un nouveau tueur caché sous le masque de Ghostface qui fait plusieurs victimes au sein même du campus alors qu’un film, inspiré des événements du premier film, sort au cinéma.

Finie la petite ville plus du tout paisible de Woodsboro, la franchise part pour « la grande ville ». Comme tout bon « teen drama » dont elle s’inspire, la saga emmène les héros à la fac. Après avoir décortiqué les codes du slasher dans le premier volet, Scream 2 se penche naturellement sur l’exploitation commerciale qui en est faite par Hollywood. Avec cette question en toile de fond (renforçant le côté « meta » de la saga) : est ce qu’une suite peut être meilleure que le premier volet ? Le Parrain 2 ou L’empire contre-attaque sont cités comme les exemples parfaits mais trop rares apportant une réponse positive à la question.

L’enjeu de ce second volet est surtout de continuer à surprendre comme l’a fait le premier quant à la résolution de l’identité du meurtrier. C’est devenu la marque de fabrique de la saga en seulement un épisode. Du coup, les ficelles doivent être encore plus « grosses » au moment où l’assassin se dévoile. On ne dira rien ici mais clairement ce second volet, s’il fonctionne toujours, est nettement en dessous du premier.

Scream 3 (2000)

Quelque temps après les événements de la fac de Windsor, Sidney vit désormais recluse chez elle, dans une belle maison perdue au milieu des bois, non loin de Los Angeles. Parallèlement, Gale, toujours journaliste à succès, et Dewey, désormais assistant sur le tournage de Stab 3 : Retour à Woodsboro, sont confrontés à un nouveau tueur qui assassine un à un les acteurs et actrices du film selon l’ordre de leur mort dans le script. Le problème est qu’il existe trois scénarios différents du film. Sidney de son côté rejoint Gale et Dewey à Hollywood après que le tueur l’eut retrouvée chez elle. Commence alors un jeu du chat à la souris entre eux et le tueur qui semble directement lié à Sidney.

Comme tout bon 3ème opus, il est censé clore une trilogie et donner un sens nouveau à l’ensemble. C’est en tout cas la promesse clairement affichée par le film lui même.
Scream 3 continue de parler de l’exploitation commerciale d’un succès et on est plongé sur le tournage de Stab 3 avec un meurtrier bien décidé un éliminer les acteurs du film en suivant le scénario du film. Plus méta on ne peut pas.

Si le résolution rebat bien les cartes et nous expose comment tout a commencé, la saga montre clairement ses limites en ne parvenant pas à tuer ses personnages centraux qui paraissent bien trop invulnérables. Il n’y a plus de suspense : ils sont clairement invulnérables !

Scream 4 (2011)

Dix ans ont passé depuis les tragiques et derniers événements qu’a connus Sidney Prescott (Neve Campbell) à Hollywood. Cette dernière revient dans sa ville natale, Woodsboro, pour la promotion de son premier livre : Loin des ténèbres. À cette occasion, elle retrouve Dewey Riley (David Arquette), désormais shérif de la ville et Gale Weathers (Courteney Cox), souffrant de son manque d’inspiration lié à une vie monotone qui lui pose un problème dans sa carrière de journaliste. Mais ces chaleureuses retrouvailles sont très vite perturbées par l’arrivée d’un tueur en série caché sous le costume de Ghostface qui assassine deux étudiantes2 avant de s’attaquer à une bande de jeunes dont fait partie Jill Roberts (Emma Roberts), la cousine de Sidney

Retour aux sources pour la franchise, retour à Woodsboro. Et pour cause, Scream 4 est pensé comme un reboot de la saga avec une nouvelle storyline qui critique elle même … les reboots de franchises. Avec le premier épisode, Scream 4 est clairement le meilleur opus de la saga. L’intrigue nous surprend et la révélation du tueur est clairement une surprise. Les auteurs parviennent à nous étonner et osent ce que les autres volets n’avaient pas oser grâce à un final inattendu qu’on ne pouvait voir venir. Mais voilà, le studio est passé par là et a sans doute imposé une seconde fin bien plus politiquement correct. Résultat : la magie est cassée et on aurait préféré que le film ne s’arrêta quelques minutes plus tôt.

Scream la série (2015)

Un soir, dans la petite ville américaine de Lakewood, la jeune Nina Patterson, auteure de la vidéo qui visait à humilier ses collègues de classe Audrey Jensen et Rachel Murray, est brutalement égorgée à son domicile. Son petit ami, Tyler O’Neill, est également tué mais le tueur ayant caché le corps, beaucoup le suspectent d’être l’auteur de ce meurtre sordide. L’une des amies de Nina, Emma Duval, commence à recevoir des messages et appels du tueur qui s’amuse à la torturer psychologiquement. Il semblerait que le passé d’Emma, notamment celui de sa mère, pousse ce dernier à agir de la sorte. Une vague de crimes commence à secouer la bourgade et Emma va devoir déterrer de vieux secrets.

En posant clairement la question de la possibilité de transposer le slasher en série, Scream la série semble avoir compris l’essence de la saga et manifeste une envie clairement affichée de passer à une critique du format télé. On ne pourrait que s’en réjouir si l’histoire se tenait sur les deux saisons et si le jeu des comédiens était au rendez-vous … ce qui n’est malheureusement jamais le cas. La saison 3 partant sur une nouvelle histoire façon anthologie enfonce le clou et la série s’arrête. C’est donc bien au cinéma que la franchise semble devoir exister.

Scream (2022)

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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