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“L’horreur est humaine” : Scream (1996)

Alors que le 5ème volet de Scream est en préparation, retour sur la franchise la plus célèbre de ces dernières années en commençant par le premier volet qui révéla Ghostface.

C’est quoi Scream ? La ville de Woodsboro, d’ordinaire très tranquille, est secouée par les meurtres de deux étudiants. La police enquête, tandis que le tueur frappe à nouveau, s’inspirant des films d’horreur des années 1970 et 1980. Qui sera la prochaine victime ? Qui se cache derrière le masque de l’assassin ? L’enquête commence lorsque le tueur vise une certaine Sidney Prescott, dont la mère est morte un an auparavant dans d’étranges circonstances

Quand Scream débarque sur les écrans en 1996, c’est un vrai choc. D’abord car elle permet le retour dans un genre qu’il connaît bien et maîtrise bien, Wes Craven (Les Griffes de la nuit). Ensuite car le film permet de découvrir un jeune auteur appelé à de grandes choses en la personne de Kevin Williamson (Dawson, Vampire Diaries).
Scream ambitionne de réinventer et relancer un genre tout entier, celui du slasher, qui a connu des films mémorables comme Halloween, Vendredi 13 ou encore Les Griffes de la nuit, mais qui s’est depuis largement fourvoyé dans des films de série Z assez raté.

Scream est un film qui joue sur les codes du genre et les tord pour mieux surprendre. Les personnages, “méta” avant l’heure, ont conscience de vivre dans un film d’horreur et tentent donc d’éviter les pièges qui leur sont tendus par un tueur redoutable. A l’image de la séquence d’ouverture avec Drew Barrymore déjà culte et qui servira de balise pour tous les autres volets à venir.

Comme ses prédécesseurs, Scream est gore, le sait et s’en amuse aussi. Ce premier volet installe la mythologie de la famille Prescott dont l’héroïne maudite Sydney n’aura de cesse de tenter de s’affranchir de son statut de “scream queen”, un terme popularisé par Jamie Lee Curtis dans Halloween. La tension monte crescendo et le film ne ménage aucun effet pour maintenir le public accroché à son fauteuil.

“Tout le monde est suspect”

Randy

Ce letmotiv de ce premier volet deviendra à la fois celui de la saga mais aussi son point faible on y reviendra. Mais dans Scream, la règle est maintenue jusqu’au bout et bien malin celui qui croit pouvoir deviner qui est le coupable, le scénario n’oublie jamais de malmener les hypothèses les plus solides. Un bon Scream a une résolution surprenante et aucun autre volet n’égalera la surprise de ce premier volet. Le final verse alors dans un bain de sang totalement délirant où le second degré n’est jamais loin.
Jusqu’à la dernière minute, le moindre code du slasher peut se révéler vrai … ou faux, démonté par les héros. Des héros qui vont devenir familiers du grand public.
Neve Campbell (Sydney) est aussi à la même époque la tête d’affiche de La vie à 5 tandis que Courtney Cox incarne depuis 2 ans Monica dans Friends.

Scream a totalement relancé le genre qui ne se privera pas de se décliner comme avec Urban Legend ou Souviens-toi l’été dernier (plutôt réussi). Mais aucun n’égalera le plaisir ressenti devant Scream et l’attente du second volet n’en sera que plus forte.

A suivre…

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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