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Marthe Fieschi (Léa) : “Une fin atroce, d’une grande injustice mais une belle fin pour mon personnage” (Un si grand soleil)

Hier soir, France 2 a diffusé un épisode qui marquera les fans d’Un si grand soleil. Le personnage de Léa y trouve la mort et son interprète Marthe Fieschi accepte de revenir pour nous sur ce destin tragique.

Quelques heures après la diffusion de cet épisode marquant d’Un si grand soleil, Marthe Fieschi a accepté de revenir sur les derniers instants de son personnage dans la série. Une fin que la production a soigné et qui se révèle très réussie.

Comment avez-vous appris le sort réservé à votre personnage ?

Marthe Fieschi : Je ne l’ai heureusement pas appris en lisant le scénario, ça aurait été trop violent! j’ai eu un rendez vous avec la production en septembre, Toma de Matteis et Olivier Szulzynger me l’ont annoncé à ce moment là. C’était une volonté dramaturgique importante de faire basculer la série dans un endroit où le public ne pouvait pas penser qu’elle irait. 

Etait-ce votre décision de quitter la série ou pas ?

Marthe Fieschi : J’avais exprimé en juin mon désir de pouvoir partir afin de travailler d’autres rôles et de m’ouvrir à d’autres projets ; disons que la volonté scénaristique de sacrifier un personnage important a croisé mon désir de partir à un moment donné. Mais je ne m’attendais pas du tout à ce que ça prenne ce tournant là ! Au moment où on me l’a annoncé, j’ai d’abord été un peu choquée et triste du sort réservé à mon personnage, mais j’ai très bien compris ce que les créateurs de la série voulaient en faire. Je trouve ça intéressant que la série se place à un niveau de vraiment inattendu, et que ce qui peut arriver de beau comme de terrible aux personnages n’est sujet à aucune loi et peut frapper n’importe qui, quel que soit le degré d’injustice, comme dans la vie. J’ai donc abordé cette intrigue et cette fin du personnage qui vivait avec moi depuis presque deux ans avec une certaine fierté, malgré tout ce qu’elle a de terrible…

La mort de votre personnage se fait d’une manière tragique et pleine d’émotion : comment on le vit comme comédienne ?

C’est une fin d’une injustice et d’une violence atroce, mais c’est une belle fin. Léa part avec courage et force, et quelque part je trouve ça assez beau. J’ai vécu la journée de tournage dans les flammes comme un cadeau à la jeune actrice que je suis: c’est assez incroyable de pouvoir expérimenter dans le jeu de telles émotions, tellement intenses qu’elles sont presque inimaginables. Au moment du dernier coup de téléphone à mon père, j’avais complètement le sentiment d’être dans la situation de Léa, j’étais en immersion totale avec ce décor en flammes, c’était fou.

A la fin de la journée j’étais épuisée mais heureuse de ce qu’on venait d’accomplir ensemble avec l’équipe : de ce que j’en ai vu, je crois qu’on peut dire que les images sont à la hauteur des émotions que nous avons ressenties.

Quelles ont été les difficultés dans la manière de jouer la mort de Léa ?

Je ne voulais pas tomber dans quelque chose de pathétique. Je voulais que, même dans l’horreur, on puisse lire une multitude d’émotions chez Léa. Je voulais essayer de réussir à aller de la légère crainte à la plus forte des déterminations, en passant même par de la douceur au moment où elle rassure Blanche, et tout ça avec peu de mots. Ce qui m’intéressait c’était d’arriver à ce que l’on sente que même une fois qu’elle a compris que c’était fini, quelque chose en elle n’abandonne pas.

Léa prise au piège dans les flammes (Ep391)

Les derniers instants de Léa… 😭😭🔥

Publiée par Un si grand soleil sur Jeudi 20 février 2020

En plus de l’épisode, il y a eu aussi les petits teasers à tourner pour le double épisode. Cela a du être une exercice particulier pour tout le monde ?

Oui, c’était très étrange, comme tout le monde (et moi la première) était assez ému de mon départ de la série, cela colorait fortement les interventions que l’équipe du numérique nous a demandé de faire. Mon départ en tant que personne et la mort de mon personnage se sont mélangés quelques fois dans les petits teasers, je pense notamment aux larmes de Mélanie qui dit qu’elle réalise seulement à l’instant ce qui se passe ; ce sont les larmes de mon amie avec qui j’ai partagé beaucoup durant ces deux ans. C’est dans ces moments là qu’on ne sait plus très bien qui de la fiction ou de la réalité a le plus de pouvoir, car les deux se confondent presque, ou en tout cas se nourrissent l’une de l’autre ; et c’est justement ça qui dans nos métiers est le plus passionnant.

About author

Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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