Quiconque a déjà goûté à du musical de Broadway a du mal à revenir à de la comédie musicale made in France. Ce temps est révolu car Oliver Twist est né.

Londres, XIXème siècle. Les jeunes sont considérés comme des bons à rien qui coûtent plus qu’ils ne rapportent. Parmi eux : Oliver Twist, 13 ans et demi. Échappé d’une maison de redressement puis d’une famille de croque-morts qui l’achète pour une bouchée de pain, il part à la recherche d’une famille qu’il pense perdue… En ville, il ne fait pas bon vivre sans protection, ni toit, ni argent. Enrôlé par une bande de voleurs aux mœurs douteuses, Oliver y est nourri et vêtu en échange de quelques tours de passe-passe que le vieux Fagin, pingre et stratège, lui inculque. Dickens, jeune voleur espiègle et rusé, et Nancy, demoiselle au grand cœur, lui apportent aide et soutien dans sa quête de famille. Après une arrestation pour un vol qu’il n’a pas commis, Oliver fait la connaissance de M. Brownlow, un vieil homme riche qui a pour seule compagnie sa servante, Rosa. Cette rencontre pourrait bien changer sa vie à jamais, si seulement Sax, vil, manipulateur et sournois, ne se mettait pas en travers de son chemin… 

Une authentique création française d’une vraie comédie musicale. Pas un spectacle musical comme notre capitale en est inondée chaque saison, à la musique formatée pour passer à la radio, faire des ventes et où le jeu des comédiens importent peu. Oliver Twist est une vraie comédie musicale comme Américains et Anglais en font depuis des décennies et comme on peut en découvrir depuis quelques années en France à Mogador avec des shows splendides comme Mamma Mia, La belle et la Bête ou Le bal des vampires. Et « comédie » musicale, cela implique que la partie « jeu » des comédiens importe autant que les numéros musicaux.

Oliver Twist, Le Musical est avant tout l’une des premières grandes créations françaises qui respectent les codes majeurs des spectacles de Broadway : des enjeux pour chacun des personnages, des chansons qui nourrissent l’histoire, un thème musical récurrent, etc. La France propose souvent des adaptations de licences étrangères : nous avons fait le choix de créer notre propre Oliver Twist (Alexandre Piot, Producteur du show)

Oliver Twist Le Musical respecte les codes, proposent des numéros musicaux splendides, des danses chorégraphiées à la perfection en oubliant jamais de retranscrire au mieux la sublime histoire de Charles Dickens (que les spectateurs anglais peuvent suivre aussi, le spectacle étant sous-titré). Comment ne pas être envoûté par la majesté du spectacle qui nous est offert dans cet écrin somptueux qu’est la Salle Gaveau qui accueille pour la première une comédie musicale. Tous les artistes se valent bien sûr et personne ne tire la couverture à soi, à aucun moment on assiste au show de tel ou tel. Mais comment ne pas saluer le talent Nicolas Notet, révélé par The Voice Kids ou du toujours excellent David Alexis, génial Professeur Abronsius dans la non moins excellente comédie musicale Le bal des vampires de Polanski.  

Si on a souvent eu envie de se cacher quand on comparait nos comédies (plutôt « spectacle ») musicales à celles de Broadway ou Londres, ce n’est plus le cas. Oliver Twist est là, entre dans la cours des grandes comédies musicales et, on l’espère, saura partir à la conquête du monde entier avec ce conte éternel.