Suite à l’arrivée d’un troisième prestataire de trottinettes sur le marché jeudi dernier, Christophe Najdovski, maire-adjoint chargé des transports et de l’espace public à Paris, demande l’instauration d’un permis pour les trottinettes électriques, jugées trop dangereuses sur les trottoirs.

Avec Lime, Bird et maintenant Bold, les trottinettes électriques inondent les trottoirs parisiens. Christophe Najdovski préconise un plus grand encadrement ainsi qu’une «réglementation nationale pour définir la catégorie de ces véhicules».

Plus de clarté dans la réglementation

Entre les scooters électriques, les vélos en libre-service et aujourd’hui les trottinettes électriques, les piétons ont du mal à s’y retrouver. Avec ces nombreux véhicules, des arrangements devront être effectués pour améliorer la circulation. Christophe Nadjovoski souhaite  » faire en sorte qu’il y ait davantage d’aménagements qui soient utilisables par les différents usagers.« , afin que chacun puisse circuler librement sans empiéter sur l’espace de l’autre dans l’espace public. Le maire-adjoint souligne que « pour ce qui est de l’usage sur les trottoirs, 6 km/h, qui est de la vitesse d’un piéton, semble être la bonne vitesse. »

Un risque d’accidents

Les Parisiens se plaignent de plus en plus de la vitesse des trottinettes électriques sur les trottoirs et des risques qu’elles peuvent engendrer. « Certains peuvent aller jusqu’à 40 km/h, et il est hors de question que l’on puisse cohabiter à cette vitesse sur les trottoirs avec des piétons, et cela nécessite que l’on puisse définir, peut-être, différentes catégories de vitesse et donc différents usages de ces véhicules, de manière à ce que les choses soit bien définies, bien claires, et que l’on n’ait pas cette sensation, qui est très insécurisante pour les piétons, de voir débouler des véhicules rapides sur les trottoirs. » a déclaré l’élu à France Info.

Une charte de bonne conduite

En attendant une législation, Paris s’est engagée à élaborer une charte de bonne conduite avec les opérateurs de mobilité partagée. Comme cela a pu être fait pour les vélos en libre-service et les scooters électriques, cette charte sera proposée aux trois opérateurs de trottinette électronique « une sorte de cahier des charges – dans lesquelles les opérateurs pourront déployer leurs services de manière à ce qu’il y ait une bonne intégration de ces nouveaux modes de déplacement et de manière qu’ils soient mieux acceptés par la population, par ceux, par exemple, qui ne pratiquent pas l’usage de ces trottinettes.« 

En tout cas, ces nouveaux moyens de transport sont une belle alternative pour limiter la pollution qui pour rappel, tuent 2500 personnes par an à Paris et parce que 90% des Parisiens vivent dans un environnement pollué.

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