Pour ralentir le nombre constant de touristes, les conseillers municipaux de la ville d’Amsterdam ont décidé d’interdire la plateforme AirBnb dans les quartiers les plus prisés.

Airbnb out

Avec ses 18 millions de visiteurs chaque année, la capitale de Pays-Bas est devenue l’une des destinations phares d’Europe. Face aux plaintes récurrentes des Amstellodamois, l’entente nationale des quatre partis du pays a pris une décision radicale pour rétablir l’équilibre et laisser plus de place aux habitants du centre-ville.

A partir de l’année prochaine,  Les locations via Airbnb seront limitées à 30 jours contre 60 actuellement, dans le centre-ville, et pourraient même être interdites dans certains quartiers si elles sont de courte durée. L’objectif est de garantir l’accès au logement des habitants, au lieu de louer les appartements du centre à des touristes.

Amsterdam compte notamment augmenter les taxes touristiques et durcir les règles autour des activités touristiques, comme les calèches ou les beer-bikes. Les cars et bateaux touristiques seront bannis du centre-ville, et les nouvelles chaînes de boutiques ou de restaurants ne devraient plus se voir délivrer des autorisations qu’au compte-goutte.

 

« Le tourisme fait partie de la culture internationale d’Amsterdam, et nous devons le chérir, mais les côtés positifs du tourisme. Les emplois et revenus pour la ville sont éclipsés par les côtés négatifs. » La ville ajoute que « les nuisances, l’affluence et les détritus placent certains quartiers sous une pression extrême ».

« Tourist go home »

Amsterdam n’est pas la seule ville concernée. Depuis l’été dernier on peut apercevoir dans les rues de Barcelone, des banderoles où est écrit « touriste rentre chez toi. » Avec un nombre d’appartement loués sous Airbnb, la ville est « gangrenée » et les logements disponibles pour les habitants sont à la baisse.

À Venise, le flot de touristes est tel qu’il menace la ville elle-même. Les immenses paquebots de croisière approchent au plus près de la petite ville italienne, et leurs vagues fragilisent les fondations des bâtiments historiques. Là aussi, les autorités cherchent des solutions pour sauver Venise, et désaturer les rues.