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Comprendre l’accord entre Angela Merkel et le SPD en 5 minutes

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Le SPD (Parti Social-Démocrate allemand) a finalement accepté dimanche de former une “grande coalition” avec Angela Merkel, chancelière d’Allemagne.  Ce n’est pas la première fois qu’une telle coalition est mise en place. Quelles sont les particularités de l’accord de coalition entre Angela Merkel et le SPD ?

L’alliance qui a déjà eu lieu

Les allemands sont accoutumés à de telles alliances.  Avant d’avoir noué cet accord, Angela Merkel, en tant que chancelière d’Allemagne a pu conclure cette alliance à deux reprises déjà avec les sociaux-démocrates, de 2005 à 2009, puis de 2013 à 2017. De 2009 à 2013, elle avait formé une coalition avec les libéraux-démocrates.

Les particularités cette nouvelle coalition

La première des particularités de cette coalition: le temps nécessaire pour qu’elle soit mise en place. Angela Merkel avait  d’abord souhaité former une coalition avec le FPD (le parti Libéral-Démocrate allemand) et les Verts. Cet accord était appelé “jamaïcain”. Mais le parti FPD a refusé de continuer les discussions très rapidement. Angela Merkel s’est donc retournée vers le SPD, dont le président Martin Schultz était initialement opposé à la participation de son parti à une nouvelle “grande coalition”. Cette coalition aura pourtant bien lieu, mais il s’agit là d’une coalition de défaite, faite par contrainte puisque l’accord avec le FPD et les Verts n’a pas vu le jour.

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Ensuite, la légitimité de cette coalition n’est pas la même que pour les coalitions qui ont existé précédemment. Le SPD bénéficiera d’une majorité étroite avec le CDU (Parti Chrétien – Démocrate allemand). Une baisse de la légitimité qui est due au recul des deux partis aux élections législatives.

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La chancelière allemande Angela Merkel et le président du SPD Martin Schulz

Enfin, la légitimité au sein du CDU d’Angela Merkel ne fait que diminuer. La raison : une fracture s’est créée entre elle et une partie de sa famille politique pendant la crise des réfugiés de 2015. Le résultat des législatives n’a fait qu’appuyer cette nouvelle fragilité de la chancelière. Le SPD est également dans une situation précaire : son président Martin Schultz a annoncé le 13 février qu’il allait quitter ses fonctions.

La coalition décidée sans enthousiasme

La plupart des adhérents du SPD ont voté en faveur d’une coalition par raison, mais également par peur. La situation du parti est critique, et si la coalition n’avait pas été signée, le parti courait le risque de passer en dessous des 20%, laissant ainsi la place à l’AfD (Alternative pour l’Allemagne, parti d’extrême-droite), qui lui est un parti en pleine expansion.

C’est donc dans une situation fragile et contraignante que se retrouve la chancelière allemande.

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