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Indignation après la décapitation d’un professeur d’histoire-géographie

Le vendredi 16 octobre, un professeur d’histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine est décapité. C’est une vague de colère et d’émotions qui soulèvent la France entière.

Vers 17 heures le vendredi 16 octobre, alors que le collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines sonne les vacances de la Toussaint, un professeur d’histoire-géographie est décapité. Quelques jours auparavant, le professeur de 46 ans avait demandé aux élèves musulmans de sa classe de sortir de la salle lors d’un cours sur la liberté d’expression. Il s’apprêtait à montrer une caricature de Mahomet qui pouvait choquer. L’action n’a pas été appréciée et un père d’une élève qui n’était même pas dans sa classe a porté plainte contre le professeur. Ce dernier a rétorqué en portant plainte à son tour pour diffamation et dénonciation calomnieuse. Malgré les réunions faites à l’école où le professeur s’est excusé pour sa maladresse et alors qu’il proclame ne jamais avoir voulu blesser les élèves, Samuel Paty est décapité quelques jours plus tard par un homme tchétchène de 18 ans. Le coupable nommé Aboulakh A. poste par la suite une photo de son acte sur les réseaux sociaux.

La classe politique révoltée

C’est toute la classe politique qui se lève indignée par cet acte. Le premier étant le Président de la République, Emmanuel Macron. Quelques heures après, il se rend sur place. Il évoque le professeur d’histoire-géographie comme “un de nos concitoyens” qui a été “assassiné aujourd’hui parce qu’il enseignait, parce qu’il apprenait à des élèves la liberté d’expression, la liberté de croire et de ne pas croire.” Le Président décrit l’acte comme “un attentat terroriste islamiste caractérisé.” Il le voit comme une attaque direct à la République. “J’appelle l’ensemble de nos compatriotes dans ce moment à faire bloc, à être unis sans aucune distinction car nous sommes avant tout des citoyens unis par des mêmes valeurs, une histoire, un destin. Cette unité est indispensable” a-t-il ajouté.

Le Premier Ministre Jean Castex s’exprime en même temps sur Twitter. Tout comme le Président, il déclare que “c’est la République qui a été frappée en plein cœur par le terrorisme islamiste” et que “l’Etat réagira avec la grande fermeté”, en écho avec les paroles de Macron.

La député Marine Le Pen s’est également prononcée sur Twitter : “L’islamisme nous mène une guerre : c’est par la force que nous devons le chasser de notre pays.” Elle s’en prend directement au Président en le citant sur le réseau social : “Ils sont déjà là”.

Laurent Brosse, le maire de Conflans-Sainte-Honorine a partagé ses pensées sur Facebook le lendemain matin de l’acte où il s’adresse aux habitants de la ville : “Le choc, l’émotion étaient trop forts hier soir pour que je puisse m’adresser à vous.”

La page officielle Facebook de la ville a d’ailleurs posté que plusieurs cellules d’écoute psychologique seront ouvertes : une pour les élèves, leurs parents et les enseignants ainsi qu’une autre pour l’ensemble de la population.

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale recevait par ailleurs les syndicats enseignants de la ville ce samedi 17 octobre à 9 heures. “Nous tous, personnels de l’Education Nationale, parents, élèves, nous devons condamner fermement cet acte barbare. Nous devons réaffirmer la force des valeurs de la République.”

La France entière dévastée et en colère

C’est toute la population française qui est touchée par la mort du professeur. De nombreux internautes se sont mobilisés pour rendre hommage au professeur et faire connaître son nom et son visage. Les hashtag #SamuelPaty, #ProfesseurPaty, #JeSuisProf sont rapidement montés en Tendance Twitter.

C’est la France entière qui demande des comptes et qui souhaite punir l’ensemble des coupables dont ceux complices indirectement dans l’affaire.

Le parquet antiterroriste s’est vite saisie de l’affaire en ouvrant une enquête pour “assassinat en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. Pour le moment, ce sont neuf personnes placées en garde-à-vue dont des parents d’élèves.

Ce samedi 17 octobre, l’Elysée a fait part qu’un hommage national sera rendu à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie décapité.

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