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On a vu pour vous … le premier épisode de Big Little Lies avec Nicole Kidman

La mini-série qui a fait les beaux jours de OCS, arrive sur TF1 : entre drame et thriller, Big Little Lies affiche un casting de prestige.

C’est quoi, Big Little Lies ? Bienvenue à Monterey, petite ville côtière chic et snob de Californie. Divorcée et mère de famille, Madeline (Reese Witherspoon) y règne en reine des abeilles ; elle est amie avec Celeste (Nicole Kidman), qui élève ses jumeaux tandis que son mari (Alexander Skarsgärd) est en déplacement pour son travail. Le jour de la rentrée des classes, les deux femmes font la connaissance de la discrète Jane (Shailene Woodley), qui vient d’arriver en ville avec son fils et qu’elles accueillent chaleureusement. Mais un incident survenu à l’école choque la petite communauté et créé des tensions entre les parents. Lorsqu’un meurtre est commis peu après, la tranquille petite ville va voir tous ses secrets remonter à la surface.

Écrite par David E. Kelley (Ally McBeal, entre autres) d’après le livre éponyme de Liane Moriarty , Big Little Lies n’est pas sans évoquer d’autres séries, plus ou moins récentes. Le cadre et les personnages font penser à Desperate Housewives, l’évènement déclencheur de l’intrigue rappelle The Slap, et la construction du premier épisode renvoie à The Affair, Bloodline ou Damages.
Axé  sur un meurtre, ce premier épisode développe en effet deux lignes temporelles puisqu’il intercale interrogatoires et prémices de l’enquête au sein du récit des évènements l’ayant précédé. Fluide et dynamique, le récit est bien mené, clair et plaisant à suivre.

C’est à Otter Bay, prestigieuse école primaire, que tout commence. Le jour de la rentrée, nous faisons la connaissance de Madeline, Celeste et Jane, trois femmes qui, chacune à leur manière, se consacrent à leurs enfants. Divorcée, Madeline vit avec son nouveau compagnon et ses deux filles, la petite Chloé et Abigaïl, une adolescente difficile. Sa meilleure amie Celeste, ancienne avocate, a quitté son emploi sur l’insistance de son mari pour élever leurs précieux jumeaux. Les deux femmes se rapprochent rapidement de la nouvelle venue, Jane, jeune mère célibataire qui vient d’emménager avec son fils Ziggy, pour repartir à zéro, loin des démons du passé.

Le charme discret de la vie de famille

Une fois les présentations faites, Big Little Lies ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet, avec une séquence pleine de tension : à la fin de cette première journée d’école, toutes les mères  sont rassemblées lorsqu’une petite fille accuse le fils de Jane d’avoir tenté de l’étrangler – ce que dément catégoriquement l’enfant. Cette scène, très réussie, pose aussi les personnages et leur caractère : Madeline, par exemple, offre son soutien inconditionnel à Jane – moins pour appuyer sa nouvelle amie que pour s’opposer à une rivale. L’incident en apparence anecdotique est en fait le point d’inflexion de la série, l’étincelle qui met le feu aux poudres et déclenche une série d’évènements aboutissant à un meurtre.

Car nous savons dès le départ qu’un meurtre a été commis – mais nous ignorons l’identité de la victime et bien sûr de l’assassin. De manière très surprenante, Big Little Lies ne joue pas la facilité : le crime pourrait  constituer le cœur du récit, mais il n’en est finalement qu’un élément et, rapidement, il passe au second plan pour s’effacer derrière un drame plus complexe et plus profond, qui s’articule autour de la vie privée des habitants de Monterey, charmante station balnéaire où l’argent, le pouvoir, la cupidité et les secrets de toutes sortes dominent le quotidien.

Réalisateur des 7 épisodes, Jean-Marc Vallée s’est distingué au cinéma avec Wild (déjà avec Reese Witherspoon) et Dallas Buyers Club, deux films où les émotions affleuraient grâce au jeu des acteurs, dont il exploitait toute l’expressivité. Il y parvient également ici, avec en toile de fond une superbe photographie (en particulier dans la lumière vespérale du front de mer). Il faut néanmoins reconnaître qu’il peut compter sur le talent de Reese Witherspoon et Nicole Kidman, parties prenantes dans la création de la série. Les deux actrices brillent dans chaque scène, mais dans un registre différent – la seconde ayant un rôle plus sombre et plus intérieur. Cependant, Shailene Woodley est loin de démériter, alors qu’elle incarne un personnage plus discret et moins flamboyant, mais certainement le plus intéressant du trio. Chacune de ses apparitions suscite rapidement l’intérêt, les mystères entourant son passé aiguillonnant la curiosité, et laissant augurer d’un développement passionnant dans les épisodes à venir. Quant au reste de la distribution, on a plaisir à voir Alexander Skarsgärd (True Blood), toujours excellent dans la peau d’un personnage ambigu soufflant le chaud et le froid, Laura Dern, ou la surprenante Kathryn Newton, qui séduit en adolescente rebelle mais lucide sur sa famille. De fait, on devine que les personnages secondaires joueront rapidement un rôle plus important : bien que le pilote soit centré sur les trois femmes, on peut supposer que Big Little Lies n’est pas juste l’histoire de trois mères de famille, et que les enfants et surtout les pères trouveront vite leur place dans le récit.

Si elle reste fidèle au livre, la série nous conduira à l’élucidation du crime. Mais entre temps, Big Little Lies a beaucoup de choses à raconter, et beaucoup de sujets à explorer… Le pilote est en tous cas extrêmement réussi : centré sur un meurtre mystérieux, le thriller intrigue ; mais c’est bien le tableau de la vie intime des héroïnes, pleine de secrets, de tensions et de mensonges, qui suscite le plus l’intérêt. Parfaitement écrit et réalisé, remarquablement interprété, le premier épisode est plein de promesses pour la suite. Et si l’histoire poursuit dans cette voie, il annonce une excellente mini-série, à côté de laquelle il ne faut pas passer.

Big Little Lies (HBO)
7 épisodes de 50’ environ.
Diffusion sur OCS City le Lundi soir à 20H55

About author

Traductrice et chroniqueuse, fille spirituelle de Tony Soprano et de Gemma Teller, Fanny Lombard Allegra a développé une addiction quasi-pathologique aux séries. Maîtrisant le maniement du glaive (grâce à Rome), capable de diagnostiquer un lupus (merci Dr House) et de combattre toutes les créatures surnaturelles (vive les frères Winchester), elle n'a toujours rien compris à la fin de Lost et souffre d'un syndrome de stress post-Breaking Bad
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