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« Plan blanc » activé en Corse puis en PACA : en quoi ça consiste ?

Tout d’abord déclenché en Corse, le “plan blanc” va désormais être activé dans les hôpitaux de Provence Alpe Côte d’Azur a annoncé l’ARS. 

Une situation d’urgence dans les hôpitaux qui mène au “plan blanc”

En France, le nombre de malades hospitalisés continue d’être croissant face à la flambée du variant Delta selon les chiffres publiés mardi par Santé publique France. Le nombre de malade s’étend désormais à 7.974, soit 134 de plus que lundi et 837 de plus qu’il y’a une semaine. Le “plan blanc” est redevenu de vigueur en Corse et en PACA.

Après un confinement en Martinique et en Guadeloupe, les principales victimes de cette flambée épidémique en France métropolitaine sont la Corse et la PACA. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le taux d’incidence est de 571 cas positifs pour 100 000 habitants avec 459 personnes hospitalisées ainsi que 197 personnes en réanimation. Les hospitalisations pour Covid ont donc connu une augmentation générale de 56%, et une augmentation de 46% en soins critiques. 

Le “plan blanc” c’est quoi ? 

L’Agence Régionale de Santé de Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé mardi soir dans un communiqué le déclenchement du “plan blanc” dans la région. Un dispositif qui a également été annoncé en Corse le 3 Août. 

Le “plan blanc” est un dispositif qui permet de rappeler les soignants en congés et de déprogrammer des opérations peu urgentes pour faire face à l’afflux de patients. En plus du renforcement des effectifs, le “plan blanc” permet également l’ouverture de lits supplémentaires et une adaptation des stocks de matériel et de médicaments.

Créé en 2004, le “plan blanc” permet d’éviter la mise sous tension des hôpitaux en faisant face à une situation sanitaire exceptionnelle ou à une activité accrue des hôpitaux. Il permet de prendre en charge les victimes d’un accident, une catastrophe, d’une épidémie ou d’un évènement climatique meurtrier et durable. Il peut être déclenché par le directeur ou le responsable de l’établissement de santé public ou privé qui en informe le représentant de l’État dans le département, qui peut également en faire la demande. 

Dans le cadre de la crise sanitaire, ce dispositif a d’abord été déclenché le vendredi 6 mars 2020 dans les hôpitaux des régions les plus touchées et s’est élargi à tous les hôpitaux de France le 13 mars. Il n’a jamais été levé, mais il a seulement été assoupli lorsque la situation dans les hôpitaux s’est stabilisée.

De nouvelles mesures face à la quatrième vague 

La mise en place de ce dispositif s’inscrit dans une urgence sanitaire en raison d’une situation nationale qui devient alarmante. La reprise de l’épidémie en Outre-mer est sans appel avec un confinement en Martinique et Guadeloupe. D’un autre côté au Finistère on assiste à un retour du masque obligatoire dans 22 communes touristiques. 

La saturation des hôpitaux est la crainte première de cette quatrième vague. On peut ainsi s’attendre à un renforcement de la campagne de vaccination étant donné que la majorité des patients hospitalisés ne sont pas du tout ou partiellement vaccinés selon Nicolas Bruder, chef de service de réanimation à l’hôpital la Timone à Marseille. 

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