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On a redécouvert pour vous … Menace II Society, un message qui traverse les générations

Menace II society est le premier film des frères Allen et Albert Hughes. Le long-métrage est sorti en 1993 à l’époque le déséquilibre social, et les problèmes interraciaux étaient à leur apogée. L’opus met parfaitement cette situation en scène, à travers la vie d’un jeune étudiant, Caine, qui se retrouve dans la délinquance malgré lui. 

C’est dans le Watts, un quartier noir américain de Los Angeles, que les frères Hughes posent leur caméra. L’action du film se déroule un an après l’affaire Rodney King. Menace II Society est une violente chronique de la délinquance juvénile qui sévit à South Central. Rappel historique : En 1991, des policiers de la LAPD passent à tabac un jeune afro-américain du nom de Rodney King. La scène, filmée par un habitant du quartier, est diffusée sur les chaînes de télévision du monde entier. Suite à l’acquittement des policiers après leur procès, des émeutes éclatent dans le quartier du Watts. Bilan : 38 personnes tuées et 4000 arrêtées. Le Watts a déjà été témoin de pareils évènements en 1965 suite à l’arrestation de trois membres d’une famille noire pour d’obscures raisons. 

Plus qu’un film, une réalité 

L’histoire est racontée à travers la vie de Caine, un lycéen, et surtout l’acteur principal interprété par Tyrin Turner. Malgré la montée fulgurante de la criminalité dans son quartier à Atlanta, l’étudiant essaye de poursuivre ses études. Ses grands-parents chez qui il vit depuis la mort de ses parents, essayent tant bien que mal d’éloigner leur petit-fils de la délinquance. Mais malheureusement l’entourage de Caine ne facilite en rien les choses. À l’image de son meilleur ami kevin, surnommé O’dog, un criminel qui baigne dans le trafic de drogue. Les bons conseils de sa grand-mère et son diplôme obtenu en fin d’année, n’ont pas empêché le jeune homme de 18 ans de s’engouffrer dans les magouilles. 

Le Watts a toujours attiré les caméras avec des films comme New Jack City, Training Day où encore Bad Times. La liste de ces films est très longue, mais seul Menace a su parfaitement capter l’atmosphère de ce quartier. « On sait bien qu’on n’était alors rien de plus que le parfum du mois. Deux gamins à qui l’on confie un petit budget en sachant que, de toute façon, c’était dans l’air du temps. Même si c’est une situation assez énervante, ça nous a permis de tirer notre épingle du jeu » a confié Albert Hughes. Les deux frères n’étaient pas attendus aux devant de la scène. Mais ils ont fini par créer une oeuvre qui a gagné le statut de film culte.

À lire aussi : Annulé, le festival de Cannes 2020 aura sa sélection officielle

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