Grande tradition annuelle, la Japan Expo fut l’occasion cette année pour les éditeurs japonais de montrer leurs jeux présentés à l’E3. Comme à l’accoutumée, Nintendo était présent pour y faire tester des jeux aussi bien appartenant à la firme qu’à des éditeurs tiers ou indépendants.

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Megaman 11

Comme une attente interminable touchant à sa fin, Megaman revient enfin avec ce onzième épisode de sa série principale. Jouable sur place sur Switch, le jeu sera également disponible sur PC, PS4 et XBox One. Le premier contact avec le jeu n’est franchement pas encourageant. Visuellement, le titre assure le strict minimum avec un rendu épuré au possible et des arrières plans vides et statiques. Pour le retour d’une licence phare de Capcom exploitant les technologies actuelles, on est en droit d’en attendre plus.

Japan Expo 2018 04

Toutefois, manette en main, le jeu se révèle plus convaincant. On y retrouve en effet la vivacité et la nervosité d’un Megaman à l’ancienne. Le jeu intègre également des features de Megaman 3 comme la glissade ou l’invocation du chien Rush pour les sauts en hauteur. Parmi les nouveautés, on retrouve deux nouvelles compétences. L’un d’elles rend Megaman plus puissant tandis que l’autre permet de ralentir le temps. Toutefois, attention à ne pas en abuser au risque de vider votre jauge d’utilisation.

La grosse surprise cependant vient du level design et de la difficulté ayant fait la réputation de la série au fil des décennies. Au niveau Normal, le jeu assure déjà un challenge ayant eu raison de nos vies avant de voir la fin du niveau. Pièges fourbes et ennemis retors seront tout autant d’obstacles qui mettront vos nerfs à rude épreuve. La présence de deux niveaux de difficultés plus faibles ne seront pas de trop pour les joueurs moins aguerris. Les plus exigeants quand à eux iront débloquer le niveau le plus élevé afin de montrer que ce sont eux les patrons. La bataille est prévue pour le 2 octobre prochain !

Valkyria Chronicles 4

Autre porte étendard d’un SEGA en pleine résurrection, Valkyria Chronicles 4 était jouable sur le stand Nintendo. Disponible en Europe sur PC, PS4, XBox One et Switch, nous avons ici pu l’essayer sur Switch en mode portable. Les joueurs du premier Valkyria Chronicles ne seront absolument pas dépaysés par ce nouvel épisode. Reprenant le moteur du premier opus sorti en 2008, on y retrouve les mêmes graphismes pastels et un système qui n’a pas bougé d’un iota.

Japan Expo 2018 05

Et c’est là que le bât blesse. Ce quatrième épisode réutilise le rendu du premier à l’extrême. De la direction artistique aux interfaces, on a la sensation de jouer à une version 1.5 d’un jeu qui a quand même 10 ans déjà. La démo nous laisse jouer une bataille nous permettant de retrouver le solide gameplay de la série. Cependant, aucun nouveau type d’unité n’est jouable durant celle-ci. Quand à la technique, malgré un rendu propre, la version Switch souffre d’un framerate avoisinant difficilement les 30 fps. L’absence d’utilisation du gyroscope se fait également sentir avec une visée compliquée sur les tirs précis.

Ce nouvel épisode ravira sûrement les néophytes ou les personnes en manque de Valkyria Chronicles. Ils (re)découvriront un gameplay riche et rodé qui fit de la licence un des meilleurs espoirs de la génération précédente. Cependant, ceux qui attendaient de l’évolution seront laissés sur le côté par un épisode qui a l’air de se reposer un peu trop sur ses acquis. On espère que la narration et les personnages relèveront l’intérêt de ce côté-ci. On jugera ça le 25 septembre 2018.

Starlink: Battle for Atlas

Grande curiosité de la conférence Ubisoft à l’E3 cette année, Starlink était présent sur le stand Nintendo. Prévu sur PS4, XBox One et Switch, le titre se déroule en alternant des phases d’exploration et de shooting en vaisseau. Sur Switch, le jeu intégrera en exclusivité le personnage de Starfox et son vaisseau Airwing jouables. La démo nous proposait de remplir une mission sur une planète nous offrant quelques phases de shoot endiablées.

Arrêtons-nous un instant pour parler des fameux jouets qui composent la grosse feature de Starlink. Le concept s’inspire des jeux vidéos à figurines popularisé par Skylanders en 2011. Ici, les figurines se posent sur un moule pour les manettes Joycons vendu avec le jeu. On y place d’abord une figurine d’un pilote puis par-dessus un cockpit. On y rajoute ensuite les ailes sur les côtés (les deux ailes peuvent être différentes si on le souhaite) et une arme par aile. Le montage est ensuite reproduit dans le jeu et le joueur peut piloter l’engin qu’il a construit. Chaque pilote/pièce/arme possède ses propres caractéristiques. Rien à redire sur les jouets en eux-mêmes. La finition est très soignée et le montage/démontage extrêmement simple.

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Tout le gameplay de Starlink tourne donc autour de ces figurines. Votre style de jeu dépendra du montage que vous avez réalisé, les armes ne s’utilisant pas de la même façon (mitrailleuse, lance-flamme, tir chargé etc…). Toutefois, lorsque votre vaisseau est abattu, vous devez le remonter avec de nouvelles pièces pour reprendre la partie. Vous devez donc alterner et vous adapter à de nouveaux style de jeu en cours de partie.

En vol, le jeu offre de bonnes sensations avec des contrôles au poil nous permettant de diriger le vaisseau aisément. Mais à contrario, certaines phases imposent de contrôler notre bolide au ras de la terre. Ces phases brouillonnes souffrent d’une caméra offrant peu de visibilité et des contrôles laborieux. Cela n’aide pas une technique et une direction artistique mi-figue mi-raisin, beau de loin, moche de près. On espère quand même que Starlink sera une bonne surprise en proposant de l’intérêt au-delà de son aspect construction charmant. Réponse le 16 octobre prochain.